L'Anneau
Petit carnet de voyage
 
 
 
 
 
 

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(Aucune des photos et aucun des dessins présents sur ce blog n'est de moi)

 
Mardi 10 janvier 2006

Il y a cette main qui ne serre que du vide

Il y a ce silence avant de se coucher

Et ces lèvres qui ne demandent qu'à être touchées

Il y a ces rires charmants mais sans échos

Il y a cette tendresse infinie bêtement gaspillée

Et tous ces instants qui ne fleurissent qu'à moitié

Il y a cette facette de la vie que je ne connais pas

Il y a cette peau douce, impatiente et sucrée

Et ces étoiles que je ne peux montrer

Il y a ces yeux bleu-vert qui me diraient je t'aime

Il y a cette subtile et multiple sensibilité

Et cette chaleur profonde qui m'envahirait

par Aubouy publié dans : Poèmes
Lundi 9 janvier 2006

Ma main glisserait sans heurt

Sur ta peau douce et parfumée.

Les paupières fermées, sans peur,

Gémissant, tu te laisserais aller.

Ma langue goûterait des heures

La courbe de tes hanches et celle de ton nez.

Entre tes seins, contre ton coeur,

Tes bras me feraient décoller.

Plus qu'un, perlant de sueur,

Nous nous aimerions à jamais.

par Aubouy publié dans : Poèmes
Samedi 7 janvier 2006

Un mensonge, deux mensonges, trois mensonges... sans ordre chronologique aucun...

 

Un oubli de gomme pour contourner le cours de solfège

"J'ai oublié ma feuille d'exercice"

Des mots pour ne pas blesser,

Et ceux pour ne pas perdre la face

Tout était bon pour ne pas se laver

Se mentir à soi-même pour le meilleur et pour le pire

Tergiverser dans sa recherche de boulot

Innover pour éviter une invitation déplaisante

Simuler une maladie pour ne pas aller en classe,

Et raconter une journée de cours où je n'ai pas été

 

Plus tous les mensonges, petits ou gros, oubliés ou enfouis si profonds que j'en déduis que mon inconscient ment à ma conscience sans arrière-pensée.

 

Vendredi 6 janvier 2006

On pénétrait par une grande porte dans le magasin où se tenait mon grand-père s'occupant de ses clients, dont les vitrines décorées – au nombre de trois si je me souviens bien – donnaient sur l’avenue dehors où toujours beaucoup de monde passait et où il faisait chaud et lumineux. Sur la gauche en entrant se dressait la caisse en bois clair, et éparpillés dans la pièce, une glace pour pieds et des tabourets complétaient le décor. Des chaussures partout bien entendu, et puis Louisette qui était si gentille et que l’on devait certainement souvent déranger dans son travail. Les plafonds étaient hauts et le sol carrelé. En poursuivant à gauche, on atteignait l’arrière-magasin, sorte de large mais court couloir aux murs tapissés de boîtes de chaussures empilées, et, si on avait de la chance, où traînait un gros carton dans lequel on pouvait s’amuser. Une fois ce cap franchi, c’était les appartements proprement-dits. Tout de suite à droite on pouvait rejoindre le hall de l’immeuble, et par la gauche un couloir qui trouvait vite, en son milieu, une intersection avec une autre branche, menant elle-même à droite à la cuisine, aux toilettes et à la salle de bain, et à gauche au salon où se postait ma grand-mère, assise à la table, en train de faire des comptes ou prête à jouer avec nous. Si, ne se laissant détourner, on poursuivait jusqu’au bout du premier couloir, on aboutissait à la chambre des grand-parents au fond à gauche, et à la chambrette au fond à droite.   

Dans le salon, immense, il y avait ce gros meuble en bois, ce canapé gigantesque sur lequel on pouvait faire les fous, cette table blanche entourée de ses fauteuils blancs aux coussins oranges, cette table basse rendue inoffensive malgré ses angles aigus par un contour en mousse, pour notre sécurité, et au fond une fenêtre qui donnait sur une sorte de petite cour un peu en-dessous du niveau de la route. Carrelage ou moquette sur les sols, je n’en ai plus la moindre idée. Mais le plus important : la chambrette. Minuscule avec son petit lit d’enfant au milieu – mais quoi d’autre ? – où je faisais mes siestes et où je dus certainement vivre plus d’une aventure... malheureusement bien des émotions et des souvenirs se sont envolés. Je sais avoir passé des jours agréables et même des années paisibles en ces lieux, et c’est ce qui compte.

Mardi 3 janvier 2006

Certains diraient simplement que l’imagination est comme un feu qu’on attise. Moi je dirais plutôt que c’est l’onde produite par un doigt plongé dans une eau claire mais vivante, excitation transmise de proche en proche dont la couleur se caractérise à chaque instant dans son environnement et se propage aussi loin qu’elle le peut jusqu’à même se déverser. Une onde ne demande qu’à prendre consistance et à pouvoir se confronter ou s’allier à ses consœurs pour faire d’un lac calme une mer sous la tempête.  

 Plongez vos doigts partout et sans état d’âme et faites remuer votre imagination.

 

Texte libre

 

 

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