L'Anneau
Petit carnet de voyage
 
 
 
 
 
 

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(Aucune des photos et aucun des dessins présents sur ce blog n'est de moi)

 
Lundi 5 décembre 2005

Depuis longtemps je réfléchissais à la femme de ma vie, la femme "parfaite pour moi", dans l'absolu en tout cas ^^

Qui serait-elle ?

J'ai posé quelques adjectifs que j'aimerais retrouver chez elle, complémentaires, et dont le sens est à prendre dans leur globalité, avec tout ce qu'ils entraînent.

Je vous laisse la découvrir, même si elle serait bien plus qu'une association de mots même bien choisis, et moi je m'en retourne à mes rêves.

Radieuse

Ouverte

Subtile

Sensible

Active

Cultivée

Je poursuis ce profil idéal, m'attaquant cette fois au physique. Quels sont les points auxquels j'attache de l'importance ?

Rousse

Un visage fin

Une belle voix

Sportive

La peau douce

De belles mains

Des formes harmonieuses

Gracieuse

Naturelle

 

Mercredi 23 novembre 2005

En lui, je vogue sans bruit,

Enduit, où siègent cent puits,

En pluie, mes pensées s'enfuient,

Ennui, et tout c'qui s'en suit.

par Aubouy publié dans : Poèmes
Lundi 11 avril 2005

Je ne vous en avais pas encore parlé je crois : les noms des personnages de mon roman sont en fait les pseudos usuels de certains de mes amis.

Il se trouve que Sylvie tient absolument à ce que Leviys reste sa propriété et qu'il ne soit utilisé nulle part ailleurs. Tant pis pour elle ^^

Loreleï fait donc son apparition dans le texte à la place de Leviys. Les noms ont simplement été intervertis, aucune autre modification n'a été faite.

La suite de l'histoire verra très bientôt le jour, je vous demande encore un peu de patience, si toutefois il reste encore quelques personnes qui lisent mes histoires.

par François Aubouy publié dans : News
Mardi 5 avril 2005

Taufang lissait sa barbe d’une main distraite, seul soutien dans sa réflexion. Les bourdonnements avaient laissé place à un faible souffle qui ne demandait qu’à s’éteindre. Etait-ce signe de fausse route ou de réussite ?

Le toit de brume interdisait toute observation du lac et de ses environs. Seule certitude, la salle était ici plus spacieuse qu’au niveau des évacuations.

- Croisons les doigts pour que le rivage se poursuive régulièrement, dit le vieil homme.

- Et pour que l’objet de notre quête se trouve sur la terre ferme, ajouta Trevor. Je n’ai aucune envie de retourner dans cette eau marécageuse.

- Et pour que nous ressortions un jour vivants et en un seul morceau de cet endroit, dit Eolh sans pour autant quitter sa bonne humeur habituelle.

En file indienne sur un chemin inégal, la compagnie se lança dans le tour du lac. Et ce fut l’affaire d’une petite heure de retrouver leur point de départ, pas plus avancés pour autant. Tous se tournèrent vers Taufang, bien obligé alors d’annoncer la disparition des sensations qui les avaient menés jusque-là ; l’ambiance en prit un coup supplémentaire.

- Attendez, attendez ! s’écria Loreleï qui détestait de plus en plus ce lieu. Vous voulez dire qu’on n’est pas descendus au bon endroit ? Il y a quelques heures vous étiez pourtant certain d’entendre un appel sous la ville. Et nous y sommes, non ?

Gilean et Keren n’exhibaient plus une confiance inébranlable. A la place, leur imagination laissait entendre toute une liste de fins tragiques. Les paroles de Loreleï les auraient rapidement conduits à la panique sans la voix de Taufang ; quelque chose au fond de lui-même l’avait rassuré.

- Ne sentez-vous rien ? Ce qui nous manque n’est-il pas tout près ? Fermez les yeux, respirez profondément, et vous en serez aussi convaincus.

Un calme parfait leur suffit à rejoindre leur guide dans son point de vue. Le groupe n’aspirait qu’à compléter cette pièce manquante, si proche.

Ils entreprirent de faire un second tour du lac. Un pan de mur ordinaire attira leur sensibilité aux aguets après une petite minute de marche. Sans briser le silence général Keren découvrit son arme, et frappa une unique fois. Une grande salle dallée dévoila une chaude obscurité poignante. Ils pénétrèrent cette antre, guidés par leur instinct, sans même penser à éclairer leur progression du projecteur. Un doux ronronnement provint du fond de la pièce, vide au premier abord. A leur approche apparut un étrange nid garni de huit gros œufs. Le ronronnement provenait de l’intérieur de ces coquilles ; elles paraissaient renfermer chacune une intense flamme d’une couleur différente. Cette vie qui ne demandait qu’à sortir recevait enfin le signal tant attendu. Les œufs se craquelèrent doucement, ouverts de l’intérieur par des petites griffes résolues. Alignés, les huit compagnons virent huit dragonnets se jeter dans leurs bras.

par François Aubouy publié dans : Roman
Jeudi 31 mars 2005

Assis dans le noir les uns à côté des autres sur des cailloux inconfortables, quatre hommes nus discutaient.

- Comment vont-ils descendre ? Je n’aurais jamais dû leur laisser la torche, murmura Trevor pour lui-même.

- Dans l’eau le générateur aurait fait de jolis éclairs multicolores, dit Eolh.

- Vous croyez qu’ils vont nous rejoindre ? s’interrogea Narcam. Des fois je me demande si je ne suis pas un peu trop impulsif. S’ils s’en vont, on est mal…

- Ne te plains pas ! dit Black Cat. Au moins vos affaires sont là-derrière. Les miennes se trouvent à trois cents mètres d’altitude.

- Bah, on trouvera bien quelque chose à te mettre sur le dos, dit Eolh. Trevor a toujours une ou deux peaux de bête dans son sac.

- Ca faisait longtemps que je n’avais pas plongé d’aussi haut, dit Trevor.

- Je n’ai pas l’impression d’avoir eu trop le choix pour ma part, marmonna Blacky. C’est un miracle si je suis encore en un seul morceau.

- J’aime pas sauter seul, dit Narcam sans plus d’explication. 

Il y eut une pause.

- Tiens ! C’est pas de la lumière là-haut ? fit remarquer Trevor.

- Elle descend tout doucement…

La brume diffusait la lumière dans toutes les directions à la fois ; difficile de déterminer précisément sa position. Il fallut attendre une bonne minute pour la voir émerger du brouillard. Eolh se leva et hurla à pleins poumons.

- Ohé ! Nous sommes là ! Ohé !

Le rayon lumineux se braqua sur eux. Les quatre hommes protégèrent leur yeux, éblouis. Qui était-ce et comment faisait-il pour flotter ainsi ? Ca se rapprocha petit à petit, jusqu’à devenir visible. C’était tout un équipage qui arrivait. Loreleï et Taufang serraient de toutes leurs forces le court manche de cet immense et étrange parapluie. Accroché comme un koala, Keren se trouvait dans le dos du vieil homme ; Gilean dans celui de la jeune femme.

- Ne mets pas ta main là, sale garnement ! cria Loreleï. Encore une fois et c’est l’éjection.

Gilean gloussa.

- C’est moi qui ai le générateur. Et puis le sol n’est plus trop loin maintenant.

- J’ai connu des moyens de transport plus confortable, dit Taufang.

- Vous n’allez pas vous y mettre vous aussi ! gronda Lore’.

Sur la berge, les plongeurs en avaient profité pour se rhabiller, à part Black Cat qui exhibait une nouvelle fois ses muscles et poils.

L’atterrissage se déroula sans encombre. La baguette magique reprit immédiatement sa forme d’origine. Loreleï la rangea dans sa ceinture, et décocha un tel regard que chacun garda ses questions pour une autre occasion.

- Ne me refaites plus jamais un coup pareil !

- Je pourrais avoir mes vêtements… s’il te plaît ? dit Black Cat, penaud.

Il s’attendait à recevoir des coups, Loreleï n’en fit rien. Elle avait eu très peur ; de grosses larmes coulaient sur ses belles joues rosées. Blacky la serra fort dans ses bras et lui chuchota des mots doux. Elle finit par reprendre le contrôle de ses émotions et reprit un peu de distance.
par François Aubouy publié dans : Roman
 

Texte libre

 

 

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