Depuis longtemps je réfléchissais à la femme de ma vie, la femme "parfaite pour moi", dans l'absolu en tout cas ^^
Qui serait-elle ?
J'ai posé quelques adjectifs que j'aimerais retrouver chez elle, complémentaires, et dont le sens est à prendre dans leur globalité, avec tout ce qu'ils entraînent.
Je vous laisse la découvrir, même si elle serait bien plus qu'une association de mots même bien choisis, et moi je m'en retourne à mes rêves.
Radieuse
Ouverte
Subtile
Sensible
Active
Cultivée
Je poursuis ce profil idéal, m'attaquant cette fois au physique. Quels sont les points auxquels j'attache de l'importance ?
Rousse
Un visage fin
Une belle voix
Sportive
La peau douce
De belles mains
Des formes harmonieuses
Gracieuse
Naturelle
En lui, je vogue sans bruit,
Enduit, où siègent cent puits,
En pluie, mes pensées s'enfuient,
Ennui, et tout c'qui s'en suit.
Je ne vous en avais pas encore parlé je crois : les noms des personnages de mon roman sont en fait les pseudos usuels de certains de mes amis.
Il se trouve que Sylvie tient absolument à ce que Leviys reste sa propriété et qu'il ne soit utilisé nulle part ailleurs. Tant pis pour elle ^^
Loreleï fait donc son apparition dans le texte à la place de Leviys. Les noms ont simplement été intervertis, aucune autre modification n'a été faite.
La suite de l'histoire verra très bientôt le jour, je vous demande encore un peu de patience, si toutefois il reste encore quelques personnes qui lisent mes histoires.
Taufang lissait sa barbe dune main distraite, seul soutien dans sa réflexion. Les bourdonnements avaient laissé place à un faible souffle qui ne demandait quà séteindre. Etait-ce signe de fausse route ou de réussite ?
Le toit de brume interdisait toute observation du lac et de ses environs. Seule certitude, la salle était ici plus spacieuse quau niveau des évacuations.
- Croisons les doigts pour que le rivage se poursuive régulièrement, dit le vieil homme.
- Et pour que lobjet de notre quête se trouve sur la terre ferme, ajouta Trevor. Je nai aucune envie de retourner dans cette eau marécageuse.
- Et pour que nous ressortions un jour vivants et en un seul morceau de cet endroit, dit Eolh sans pour autant quitter sa bonne humeur habituelle.
En file indienne sur un chemin inégal, la compagnie se lança dans le tour du lac. Et ce fut laffaire dune petite heure de retrouver leur point de départ, pas plus avancés pour autant. Tous se tournèrent vers Taufang, bien obligé alors dannoncer la disparition des sensations qui les avaient menés jusque-là ; lambiance en prit un coup supplémentaire.
- Attendez, attendez ! sécria Loreleï qui détestait de plus en plus ce lieu. Vous voulez dire quon nest pas descendus au bon endroit ? Il y a quelques heures vous étiez pourtant certain dentendre un appel sous la ville. Et nous y sommes, non ?
Gilean et Keren nexhibaient plus une confiance inébranlable. A la place, leur imagination laissait entendre toute une liste de fins tragiques. Les paroles de Loreleï les auraient rapidement conduits à la panique sans la voix de Taufang ; quelque chose au fond de lui-même lavait rassuré.
- Ne sentez-vous rien ? Ce qui nous manque nest-il pas tout près ? Fermez les yeux, respirez profondément, et vous en serez aussi convaincus.
Un calme parfait leur suffit à rejoindre leur guide dans son point de vue. Le groupe naspirait quà compléter cette pièce manquante, si proche.
Ils entreprirent de faire un second tour du lac. Un pan de mur ordinaire attira leur sensibilité aux aguets après une petite minute de marche. Sans briser le silence général Keren découvrit son arme, et frappa une unique fois. Une grande salle dallée dévoila une chaude obscurité poignante. Ils pénétrèrent cette antre, guidés par leur instinct, sans même penser à éclairer leur progression du projecteur. Un doux ronronnement provint du fond de la pièce, vide au premier abord. A leur approche apparut un étrange nid garni de huit gros ufs. Le ronronnement provenait de lintérieur de ces coquilles ; elles paraissaient renfermer chacune une intense flamme dune couleur différente. Cette vie qui ne demandait quà sortir recevait enfin le signal tant attendu. Les ufs se craquelèrent doucement, ouverts de lintérieur par des petites griffes résolues. Alignés, les huit compagnons virent huit dragonnets se jeter dans leurs bras.
Assis dans le noir les uns à côté des autres sur des cailloux inconfortables, quatre hommes nus discutaient.
- Comment vont-ils descendre ? Je naurais jamais dû leur laisser la torche, murmura Trevor pour lui-même.
- Dans leau le générateur aurait fait de jolis éclairs multicolores, dit Eolh.
- Vous croyez quils vont nous rejoindre ? sinterrogea Narcam. Des fois je me demande si je ne suis pas un peu trop impulsif. Sils sen vont, on est mal
- Ne te plains pas ! dit Black Cat. Au moins vos affaires sont là-derrière. Les miennes se trouvent à trois cents mètres daltitude.
- Bah, on trouvera bien quelque chose à te mettre sur le dos, dit Eolh. Trevor a toujours une ou deux peaux de bête dans son sac.
- Ca faisait longtemps que je navais pas plongé daussi haut, dit Trevor.
- Je nai pas limpression davoir eu trop le choix pour ma part, marmonna Blacky. Cest un miracle si je suis encore en un seul morceau.
- Jaime pas sauter seul, dit Narcam sans plus dexplication.
Il y eut une pause.
- Tiens ! Cest pas de la lumière là-haut ? fit remarquer Trevor.
- Elle descend tout doucement
La brume diffusait la lumière dans toutes les directions à la fois ; difficile de déterminer précisément sa position. Il fallut attendre une bonne minute pour la voir émerger du brouillard. Eolh se leva et hurla à pleins poumons.
- Ohé ! Nous sommes là ! Ohé !
Le rayon lumineux se braqua sur eux. Les quatre hommes protégèrent leur yeux, éblouis. Qui était-ce et comment faisait-il pour flotter ainsi ? Ca se rapprocha petit à petit, jusquà devenir visible. Cétait tout un équipage qui arrivait. Loreleï et Taufang serraient de toutes leurs forces le court manche de cet immense et étrange parapluie. Accroché comme un koala, Keren se trouvait dans le dos du vieil homme ; Gilean dans celui de la jeune femme.
- Ne mets pas ta main là, sale garnement ! cria Loreleï. Encore une fois et cest léjection.
Gilean gloussa.
- Cest moi qui ai le générateur. Et puis le sol nest plus trop loin maintenant.
- Jai connu des moyens de transport plus confortable, dit Taufang.
- Vous nallez pas vous y mettre vous aussi ! gronda Lore.
Sur la berge, les plongeurs en avaient profité pour se rhabiller, à part Black Cat qui exhibait une nouvelle fois ses muscles et poils.
Latterrissage se déroula sans encombre. La baguette magique reprit immédiatement sa forme dorigine. Loreleï la rangea dans sa ceinture, et décocha un tel regard que chacun garda ses questions pour une autre occasion.
- Ne me refaites plus jamais un coup pareil !
- Je pourrais avoir mes vêtements
sil te plaît ? dit Black Cat, penaud.
