Chaîne qui relie les étoiles,
Flèche d'argent
Sous nos yeux perce la Terre !
Ils ne cessent de se chercher.
En vis à vis
Les opposés se tirent.
Bienheureux celui qui rit sous l'astre solaire,
Sensation de chaleur rythme de toute vie,
Bien planté dans la terre, le visage découvert,
Il respire son amour et percute son cri.
Chasse les noires ténèbres pour ne pas étouffer
Car jamais ne céder aux orbites abîmes.
D'un sanglot de bonheur devant l'eau absorbée,
Il arpente sans fin et franchit toute cîme.
Le voile s'est retiré sur une lune argent,
Un silence infini coule le long du dos,
Allongé dans les bois, les yeux étincelants,
Il accepte son sort et rejoint son radeau.
Il y a cette main qui ne serre que du vide
Il y a ce silence avant de se coucher
Et ces lèvres qui ne demandent qu'à être touchées
Il y a ces rires charmants mais sans échos
Il y a cette tendresse infinie bêtement gaspillée
Et tous ces instants qui ne fleurissent qu'à moitié
Il y a cette facette de la vie que je ne connais pas
Il y a cette peau douce, impatiente et sucrée
Et ces étoiles que je ne peux montrer
Il y a ces yeux bleu-vert qui me diraient je t'aime
Il y a cette subtile et multiple sensibilité
Et cette chaleur profonde qui m'envahirait
Ma main glisserait sans heurt
Sur ta peau douce et parfumée.
Les paupières fermées, sans peur,
Gémissant, tu te laisserais aller.
Ma langue goûterait des heures
La courbe de tes hanches et celle de ton nez.
Entre tes seins, contre ton coeur,
Tes bras me feraient décoller.
Plus qu'un, perlant de sueur,
Nous nous aimerions à jamais.
En lui, je vogue sans bruit,
Enduit, où siègent cent puits,
En pluie, mes pensées s'enfuient,
Ennui, et tout c'qui s'en suit.
